#1 22-07-2015 21:01:03

André M.
Membre

Les articles sur les échecs de Philippe CHAUVEAU

Article de Philippe CHAUVEAU
Philippe est un ancien joueur (Elo de 1950 en moyenne) de notre club entre 1995 et 2000 environ, et vit maintenant à Saint-Etienne.
Il vient de participer à l'Open A du Championnat de Paris, et salue tous les joueurs isséens

"..........La discipline des échecs révèle, au fil des époques, l’ascension et le déclin des puissances de la planète.
Pas étonnant qu’en France les échecs restent un pur plaisir de dilettante.
Le schisme de 1993 entre la Fédération internationale des échecs (FIDE) et «The King» Kasparov n’avait que trop duré.
En 2007, l’Indien Viswanathan Anand remportait, à Mexico, le championnat du monde, un «super tournoi» qui permit la réunification administrative du royaume des 64 cases.
Exit le risque d’une activité cérébrale ressemblant trop aux catégories du noble art, la boxe anglaise.
Cet interlude de deux septennats nous rappelle qu’aux échecs plus qu’ailleurs les noms qui ont éclairé de leur génie leur époque ont dépensé autant d’énergie, sinon plus, à conserver le pouvoir qu'ils ont œuvré pour l’obtenir.
Le roi des jeux est le jeu des rois. La succession sur le trône est souvent délicate........."

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#2 24-07-2015 16:16:51

Re : Les articles sur les échecs de Philippe CHAUVEAU

C'est donc la véritable identité de Polo BREITNER, pseudonyme sous lequel est paru l'article, en date du 11/07/2015 sur le site web Slate.fr :

"En France, prendre les échecs au sérieux reste un acte fou" : http://www.slate.fr/story/103309/echecs-france

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Philippe/Polo est par ailleurs chroniqueur et éditorialiste spécialiste du football allemand sur RMC : http://www.eurosport.fr/polo-breitner_a … teur.shtml et auteur de 144 articles sur le football allemand cool


Les Echecs, c'est comme la peinture : si l'on n'est pas brillant, on est mat ! (Le Chat - Philippe Geluck)

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#3 27-07-2015 18:20:21

André M.
Membre

Re : Les articles sur les échecs de Philippe CHAUVEAU

Suite des articles de Philippe CHAUVEAU (alias Polo BREITNER)

L’année suivante, «le Tigre de Madras» confirma en battant en match le Russe Vladimir Kramnik à Bonn. Pour beaucoup d’observateurs, cette victoire de «Vishi» fut émotionnelle, les échecs retrouvaient leur terre originelle. Ils seraient une évolution du fameux Chaturanga, ce jeu inspiré de l’armée indienne traditionnelle. Conservons le conditionnel, tous les historiens n'étant pas au diapason sur la question.
Mais qui connaît la traversée de cette activité à travers les âges sait très bien que l’explication anthropologique ne tient pas. Le jeu d’échecs a cette spécificité d’accompagner, au fil des époques, les grands bouleversements aussi bien que les puissances naissantes de la planète.
Le Siècle d’or espagnol vit l’avènement de Ruy Lopez de Segura, un prêtre qui développa la célèbre ouverture qui porte son nom et dont toutes les ramifications n’ont pas encore été explorées. La vitalité ibérique du XVIe siècle n’a eu d’égale que l'expertise des joueurs italiens directement influencés par la féconde Renaissance. Puis, le centre de gravité des échecs poursuivit son chemin par les Lumières et la Révolution industrielle, l'opposition entre l’École française et l’École anglaise, au célèbre Café de la Régence à Paris par exemple, n’était autre que la représentation sur un échiquier de la guerre d’influence que se livrèrent les deux nations pour le leadership planétaire. Lorsque Philidor assène au XVIIIe siècle que «les pions sont l’âme des échecs», un véritable bouleversement de la matrice intellectuelle, il préfigure 1789 et la prise de pouvoir du peuple.

Magistral outil de culture pour le prolétariat
Ce n’est pas le fruit du hasard, non plus, si le premier champion du monde officiel, à la fin du XIXe siècle, Wilhelm Steinitz, était né dans le Kaisertum Österreich et son successeur, Emanuel Lasker, figure dominatrice pendant plus d’un quart de siècle, fut le digne représentant du foisonnement intellectuel et culturel de la Prusse. Le Reich allemand est vaincu lors de la Grande Guerre, le règne d’un Lasker épuisé et vieillissant s’achève en 1921. L’entre-deux-guerres voit le Cubain Capablanca puis le premier Russe Alekhine, suivis de l’«amateur» néerlandais Euwe, s’emparer de la couronne suprême. La seconde moitié du XXe siècle ne pouvait être que soviétique.
La «dream team» de l’Est
La Guerre froide est la nouvelle norme diplomatique du monde. L’Union des Républiques socialistes soviétiques érige le jeu d’échecs en magistral outil de culture pour le prolétariat dès le début de la Révolution bolchévique, puis en propagande d’État lors de la cimentation des blocs. La conséquence est visible dès 1948. La supériorité de l’URSS est manifeste, l’hégémonie parfaite.
En 1992 aux JO de Barcelone, l’équipe américaine de basket fut surnommée la «dream team», Jordan côtoyait alors Bird, Johnson, Pippen, Malone et autre Barkley. Durant l’Olympiade d’échecs de 1958, à Munich, l’URSS présenta six joueurs dont quatre ont ravi un jour le titre ultime: Botvinnik, Smyslov, Tal et Petrossian. Les deux autres composantes? Le merveilleux Bronstein, challenger malheureux en 1951 après un match en 24 parties qui se finit sur le score de 12-12, et enfin mon joueur préféré, Paul Kérès, trop tôt disparu, dont certains se demandent encore aujourd’hui si son accession au trône ne fut pas entravé par quelques manœuvres du Politburo. Sa formule, «je n’ai pas eu de chance comme mon pays l’Estonie» en dit long. Deux ans plus tard, à Leipzig, l’URSS aligna quasiment le même sextuor. Seul Viktor «le terrible» Kortchnoï, deux fois finaliste du cycle mondial, remplaçait David Bronstein. Lors de ces deux Olympiades, les joueurs soviétiques ne perdirent que deux parties sur 156 disputées!

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#4 27-07-2015 21:56:53

Re : Les articles sur les échecs de Philippe CHAUVEAU

Suite à la publication de son article sur Slate.fr, une interview très complète de Philippe CHAUVEAU/Polo BREITNER sur le site Chess & Strategy :

http://www.chess-and-strategy.com/2015/ … itner.html

dans lequel André est élogieusement cité cool :

"Cela ne signifie nullement qu’il ne faut pas remercier et même embrasser sur le front les bénévoles, les directeurs de clubs pour leur engagement.
Je pense à deux « Dédé ». André Clauzel que je ne connais pas mais dont on m’a dit le plus grand bien et André Marchand que j’ai agréablement revu
lors des championnats de Paris. Ces hommes là, l’Etat devrait leur donner la médaille du Mérite ! Ils sont la pierre angulaire du système."


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